mardi 16 janvier 2018

(Lecture) Les Soeurs Carmines T1, Le complot des corbeaux - Ariel Holzl



Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône. Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…

Voilà une lecture bien plaisante avec un univers inédit et d'une grande richesse. Tout le monde (ou presque) encense cette saga et je comprends réellement pourquoi ! J'ai passé un excellent moment et j'ai d'ors et déjà hâte de lire la suite. 

Nous sommes ici, à Grisaille, une ville sombre, très sombre où le meurtre, la violence, le sadisme sont rois ! Nous y suivont trois soeurs orphelines, les Carmines. 
Dans ce premier tome nous suivons particulièrement Merryvère, une monte en l'air (comprenez une cambrioleuse par les toits). Merry est franchement une poissarde, mais qu'est-ce qu'on l'aime ! Je me suis beaucoup attachée à elle. Et j'apprécie beaucoup aussi la petite soeur, Dolorine. Par contre, l'aînée, Tristabelle, m'énerve au plus haut point. Mais j'ai tout de même hâte de mieux la découvrir dans le second tome, qui lui sera consacré. 

Ce qui m'a particulièrement plus dans ce roman, c'est l'ambiance et l'humour. Impossible de ne pas faire le pendant avec l'univers loufoque mais tellement incroyable et riche de mon cher ami Tim Burton, dont je suis une énorme fan. On rit de bon coeur à pleins de reprises avec ce roman, tant à causes des dialogues et réparties des personnages que pour les situations. C'est glauque à souhait et ça nous fait rire. 
La plume de l'auteur est vraiment intéressante et très bien travaillée. J'adore l'univers qu'elle nous offre et j'ai hâte véritablement de lire la suite. 

L'histoire est très intéressante également et on se demande, à chaque instant, mais que va-t-il se passer, encore ? On se s'ennuie pas, tout s'enchaîne et nous époustoufle ! 
Bref, vous l'aurez compris, je vous conseille ce premier opus et moi, je file me procurer le second ! 
Bonne future lecture. 


dimanche 14 janvier 2018

(Lecture) Arkane T1 : Désolation - Pierre Bordage



Arkane : une ville labyrinthique, bâtie selon la légende par sept maisons toutes puissantes, et dont les luxueux niveaux supérieurs sont occupés par un pouvoir corrompu. Là, ont cours intrigues incessantes, empoisonnements, meurtres, magie noire et décadence. Après le massacre de son clan, Oziel, fille de la maison du Drac, s’enfuit des Hauts de la ville. Elle espère gagner les Fonds afin de rejoindre son frère condamné, et de lever une armée parmi les prisonniers du terrible bagne dans les profondeurs de la cité. Oziel rencontrera sur son chemin Renn, un apprenti-enchanteur de pierre, et Orik, guerrier venu d’une lointaine contrée...

Avec mon envie de littérature de l'imaginaire, ce roman est venu à moi, comme un appel. J'ai partagé cette lecture avec Julie, qui a le même avis que moi. Attention, premier coup de cœur de l'année 2018

Je débute en fantasy et j'avais donc un peu peur de ne pas m'y retrouver. Mais dès les premières pages j'ai su que je passerai un excellent moment et, dès le premier chapitre terminé, j'ai su que ce serait un coup de cœur. 

Dans ce premier tome, Pierre Bordage nous ouvre les portes d'un monde riche et à la mythologie d'une grande richesse et passionnante. Je ne vais pas revenir sur l'histoire en elle-même, déjà par peur de trop vous en dire et ensuite parce que la quatrième de couverture est bien assez complète pour vous donner un aperçu. Mon rôle ici est de vous inviter à découvrir ce roman, grâce à mon avis. 

Comme je le disais donc, l'auteur nous dévoile ici un univers riche et passionnant. J'ai beaucoup apprécié découvrir, au fil des pages, l'histoire de cette cité et ses peuples, sa mythologie, la croyance de sa population et son histoire actuelle. Bien que le monde décrit ici est totalement imaginaire, je n'ai pu m'empêcher de penser que l'auteur par ce roman faisait une critique de notre monde, de notre société actuelle, où l'argent, la violence, la noirceur sont de mise. Mais comme dans notre monde, l'auteur nous offre une lueur d'espoir car, après tout, il semble que même dans le plus sombre, le plus dur, le plus douloureux, il y a une étincelle de beau, de vrai, de courage qui peut tout faire basculer et ainsi lutter contre le mal obscur. 

Parlons des quatre personnages que l'on suit. Oziel, Dame du Drac, qui a réchappé à l'anéantissement de toute sa lignée. C'est un personnage que j'aime beaucoup par sa force de caractère et son courage, mais la relation qu'elle avait avec son frère décédé, Ulio, me dérange beaucoup. Heureusement que l'auteur ne distille quelques bribes de cette relation plus que douteuse et dérangeante, qu'un tout petit peu, par-ci, par-là, au court de ce premier opus. 
Nous suivons également Orik, un guerrier qui débarque de ce côté du monde, car son pays à été dévasté par une sauvage et indestructible armée du Nord et qu'il décide de venir prévenir les familles régnantes d'Arkane afin qu'elles puissent s'organiser et lutter contre l'invasion. Un personnage que j'apprécie de par sa force, son courage et sa loyauté. 
Nous suivons également Renn, un fils de paysan devenu apprenti enchanteur de pierre. Renn est mon personnage préféré de part nos ressemblances : peu confiance en lui, timide, sincère. Il a une grande force en lui, qu'il découvrira en même temps que nous et un courage qui défie tout danger. J'ai hâte de le retrouver dans le second tome, dès sa sortie en mars 2018. 
Enfin, nous suivons Noy, un fils du Corridan, une des sept familles régnantes. Et ce personnage m'exaspère au plus haut point. Un personnage influençable, dont sa femme psychopathe en fait ce qu'elle veut, rien qu'avec le sexe. Heureusement, ici dans ce premier tome, nous ne le suivons que peu et c'est tant mieux. 

Et pour finir, la plume de M. Pierre Bordage ! Quelle plume et quel travail. Sa plume est belle, travaillée mais fluide et très abordable. J'ai pris pleins de citations en note tant j'ai été réceptive à sa plume ! Je suis totalement conquise et j'ai franchement eu du mal à lâcher cette lecture. 
Le temps va me sembler long avant de pouvoir me plonger dans le tome 2 qui sort en mars de cette année et que j'ai déjà pré-commandé. 

Bref, un grand coupe de coeur pour moi et je ne peux que vous recommander, chaudement, cette lecture. Ce roman n'a que des qualités et vaut son prix ! Le livre est magnifique tant par le contenu que par le contenant. A lire absolument ! 


(Lecture) La petite dame en son jardin de Bruges - Charles Bertin



Charles Bertin, qui est né en 1919, a rêvé de sa grand-mère, morte depuis un demi-siècle. Au matin, ce rêve lui est apparu comme le signe qu’il fallait sans délai rendre visite à la petite dame en son jardin de Bruges. Dans la manière d’un tissage aux laines délicates se compose alors, au fil du voyage, un portrait d’une tendresse si sensible et d’une véracité si évidente que nul ne saurait lire ces pages sans aller aussitôt à ses propres souvenirs, ni sans ressentir, à l’exemple de Charles Bertin, l’effroi de revoir si bien sans jamais pouvoir franchir le glacis qu’impose la mort.

Comme j'aime Thérèse-Augustine ! Cette petite dame en son jardin de Bruges est la grand-mère qui m'a toujours manquée et que j'ai toujours rêvée d'avoir comme mamie. 

C'est avec beaucoup de poésie que Charles Bertin nous dresse le portrait de sa complice, de son amie, de sa grand-mère. 
Suite à un rêve, l'auteur replonge avec délice dans ses souvenirs. Alors, il nous invite à faire connaissance avec ce petit bout de femme merveilleuse, que fut Thérèse-Augustine. 
A la lecture de ce récit, j'avais l'impression d'être à la place du petit Charles et, qu'heureuse comme jamais, je profitais de l'expérience, de la tendresse et de l'amour de ma grand-mère. Moi qui n'est jamais eu de grand-mère (disparut trop tôt de ma vie), j'ai été bouleversée par ce texte magnifique. Quelles émotions aussi de voir se dessiner devant mes yeux ce clos avec son jardin en fleur, le perron aux cappucines, la plage avec ses dunes et ses pins... 

Sous une plume sensible, juste et tendre, Charles Bertin nous invite à vivre ou revivre ces années auprès de sa grand-mère qui l'a tant éveillée au monde. 
Grâce à ce petit livre, Charles Bertin m'a offert la mamie que je n'ai jamais eu, celle que j'aurais aimé prendre dans mes bras, celle qui aurait été ma confidente, mon amie. Un livre magnifique.


mercredi 10 janvier 2018

2018, année du changement livresque !

Bonjour les ami(e)s, 

Je n'ai pas fait de bilan 2017, puisque j'ai très peu lu, que je ne tenais pas un vrai compte au niveau livresque et je n'avais pas ce blog ! 
Cependant, j'ai eu envie de vous écrire un petit billet sur mon année livresque, puisque je vais avoir quelques changements au niveau des genres de mes lectures. 

Ayant une vie personnelle assez stressante depuis 2 ans, je me rends compte que mes styles de lecture habituels (classique, contemporain et historique) ne me conviennent plus forcément et que je prends beaucoup plus de plaisir à lire de la littérature dite de l'imaginaire. 



2018 sera donc une année principalement consacré à la Fantasy (je me délecte avec le tome 1 de la saga Arkane de Pierre Bordage), au Fantastique et à la Science-fiction ! Que ce soit en adulte, Youg Adult ou jeunesse. Ces genres me permettent de véritablement m'évader et de m'oublier. 

Je compte également découvrir les thrillers, puisque c'est un genre que j'apprécie au cinéma ou en série, mais que je ne connais pas en littérature. Et, notamment grâce à Ludo, j'ai envie de me mettre à la romance, mais de la bonne romance, donc affaire à suivre ! 

Et peut-être, si le coeur m'en dit, que je donnerais une part de mes lectures à la littérature américaine. Qui sait !

Autrement, niveau magazine, je ne lis plus que deux magazines actuellement : Femininbio et Vital. Les deux conviennent parfaitement à mon envie de changer de style de vie et surtout d'avoir une vie plus saine en 2018.
Je recherche un bon magazine consacré aux films et séries, donc si vous en connaissez n'hésitez pas à m'en parler en commentaire !



Ah et j'oubliais, j'ai une belle envie de relire la saga Harry Potter et les ouvrages complémentaires durant cette année. Une sorte de challenge personnel, sans prise de tête, avec une relecture par mois ! 


Voilà un peu pour mon année 2018. 
J'ai également décidé de privilégier les échanges avec vous sur la blogo ou la toile. 




Je vous souhaite encore un fois une belle année et je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures ! 

(Lecture) Louis XIV - Max Gallo



Tome 1 : " Le roi est mort, vive le roi !" Ce matin de mai 1643, un nouveau soleil s'est levé sur le royaume de France. Sous l'œil aimant d'une mère rompue à la politique, un roi-enfant découvre la charge que son sang et Dieu lui-même lui destinaient. Il sait pertinemment le poids qu'il lui faudra porter. Très vite, la Fronde vient inaugurer un douloureux apprentissage. Son amour pour sa mère, Anne d'Autriche, son respect pour Mazarin, un père de substitution qu'il ne peut s'empêcher de mépriser, son goût pour l'art, le jeu, les femmes et la chasse, rythment une adolescence à nulle autre pareille. Car, non content de devenir un homme, le jeune Louis doit incarner l’État, guider la France vers l'âge d'or qu'il lui a promis. Malgré les embûches, les blessures, les deuils, il lui faudra régner. Seul.

Tome 2 : Tout soleil a son déclin. Cet hiver 1683 semble marquer le crépuscule d'un règne unique. Les fêtes ont laissé la place aux cérémonies. Au chevet d'un roi malade, dans un palais glacé, Madame de Maintenon assiste à la lutte courageuse de son seigneur. Car Louis le Grand ne capitule jamais. L’Europe entière résonne du bruit de ses victoires. Versailles en est le symbole éternel. Alors que la mort emporte, un à un, ses conseillers et les membres de sa famille, le roi doit se lever, chasser, dicter son rythme à la cour... Une comédie que cet homme meurtri, inquiet, vieillissant, peine à jouer de plus en plus. Il est le roi, pourtant. Et jusqu'à la fin, Louis gouverne, statue, décide, du sort de la France comme de son propre salut.

Parce que depuis toujours Louis XIV et son époque me passionnent, je ne pouvais pas passer à côté de cette petite série, magnifique et grandiose. Max Gallo est un auteur dont la plume me ravie depuis que je le connais. Et une fois de plus, cette lecture fut fabuleuse. 

La série Louis XIV est une biographie romancée et, j'en ai encore appris beaucoup sur ce fabuleux roi, aussi rayonnant qu'est le soleil (on comprend le pourquoi de ce surnom). La lecture de ces deux tomes fut fluide et passionnante. Chaque pages se tournaient sans effort, je voulais constamment continuer de lire, au point d'en oublier le monde extérieur. J'étais vraiment à la cour du Roi-Soleil, à ses côtés... je vivais vraiment ce texte, cette histoire. 
On en apprend davantage sur le personnage qu'était Louis XIV, sur la monarchie, sur la société de l'époque... Max Gallo retranscrit parfaitement l'esprit de l'époque. Ce n'est pas une biographie parmi tant d'autres. Ce diptyque est tout simplement incroyablement riche et bien écrit. On fait le tour du règne du Roi-Soleil, allant en profondeur, poussant des portes dérobées, écoutant au passage ce qui n'a jamais été entendu. 

Si le premier tome nous fait découvrir la personnalité de Louis XIV, avec son goût des arts, de la culture, son amour du beau, du brillant, ses diverses conquêtes et ses appétits divers et variés, le second tome lui, et davantage consacré au politique, aux guerres et aux douleurs qu'il endure tout au long de son règne. 
Louis XIV était grand et l'on ressent bien, dans ces deux livres toute la splendeur qu'il dégageais et qui reste encore aujourd'hui, tant de temps après. Je me suis vraiment sentie proche de ce roi, qui a marqué durablement les esprits, du monde entier. J'étais déjà très attachée à ce roi mais là, avec cette lecture c'est devenu une passion car l'on découvre un roi attachant, splendide et extrêmement humain. Oui certes, comme dans tout règne il n'y eu pas que du bon, que de bonne décision, mais c'est justement ça être humain : avoir des faiblesses mais s'en relever. 

En tous cas, je peux vous assurez que ce diptyque est essentiel à qui veut lire un ouvrage sur Louis XIV. Max Gallo prouve une fois encore que c'est un grand historien, un grand auteur. A lire sans hésiter !


samedi 6 janvier 2018

(Lecture) Elle s'appelait Sarah - Tatiana de Rosnay



Paris, mai 2002. Julia Jarmond, journaliste pour un magazine américain, est chargée de couvrir la commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv. Au cours de ses recherches, elle est confrontée au silence et à la honte qui entourent le sujet. Au fil des témoignages, elle découvre, avec horreur, le calvaire des familles juives raflées, et en particulier celui de Sarah. Contre l’avis des siens, Julia décide d’enquêter sur le destin de la fillette et de son frère. Soixante ans après, cela lui coûtera ce qu’elle a de plus cher. Paris, le 16 juillet 1942 : la rafle du Vel’ d’Hiv’. La police française fait irruption dans un appartement du Marais. Le petit Michel, paniqué, se cache dans un placard, et sa grande sœur Sarah, dix ans, l’enferme et emporte la clef en lui promettant de revenir. Mais elle est arrêtée et emmenée avec ses parents...

Depuis mes années collège et mes cours d'histoire sur la seconde guerre mondiale (cours passionnant mais qui m'ont vraiment bouleversé), j'essaye à travers des lectures, des documentaires, des films de comprendre l'incompréhensible. 
Sur la rafle du Vel d'Hiv, je n'ai rien lu, ni vu (il faut dire, que l'on en parle peu ; les français ont sans aucun doute honte de leur rôle, dans cette rafle). 
C'est donc naturellement que j'ai ressentie le besoin de lire ce roman de Tatiana de Rosnay. 

Julia Jarmond est une journaliste de quarante-cinq ans. Elle est américaine et vit à Paris depuis vingt-cinq ans. Elle a une fille, Zoé de onze ans. Au moment où commence le roman, son patron demande à Julia de faire un article sur la rafle du Vélodrome d'Hiver, puisque bientôt auront lieu les commémorations pour le 60ème anniversaire.
Elle ne connaissais rien sur cette rafle et, au fil de son enquête elle va en apprendre énormément, elle va apprendre des choses qui vont la bouleverser, la terroriser. 
16 juillet 1942, au petit matin, Sarah est réveillé par la police française, qui vient l'arrêter avec sa famille. Elle cache son petit frère Michel dans le placard dissimulé dans l'appartement. Elle l'enferme à clef, lui promettant de revenir bientôt le libérer. Sarah et sa mère son emmenées et, son père qui se cachait à la cave (par peur des rafles) les rejoints dans la cours. Tous trois rejoignent des milliers d'autres personnes juives (hommes, femmes et enfants) au Vélodrôme d'Hiver, où ils seront retenue dans des conditions horribles et inhumaine plusieurs jours, avant de rejoindre les camps du Loiret (Beaune-la-Rolande et Pithivier), avant d'être parqués dans un convoi direction Auchwitz. 

Ce roman, très bien écrit, m'a vraiment bouleversé. Et, le rôle qu'a joué la police française et le gouvernement de Vichy dans cette rafle m'a tout simplement écœuré. 
Il faut savoir qu'en juillet 1942, cette rafle avait été prévu et organisé depuis de nombreuses semaines par le gouvernement français. Les nazis avaient ordonné l'arrestation et la déportation de juifs, mais les français ont pris la liberté d'arrêté des enfants. Or, les nazis n'en était pas encore là : comment expliquer l'arrestation des enfants ? Jusqu'à présent, les nazis justifiaient l'arrestation d'hommes et femmes juives par le fait qu'ils étaient envoyés dans des camps de travail. Mais comment faire croire qu'on envoyais des enfants de 2 ans, 3 ans et plus dans ces camps ? 
Je n'ai (heureusement) pas connu cette époque et, je reste outrée et franchement écœuré de tous ce qui s'est passé. 
Ce roman est très fort en émotion ; je n'ai pas pu retenir mes larmes, à de nombreux moments. Je me suis laissé envahir par la colère, la tristesse, l'impuissance, le dégoût et le désespoir. 
Ce livre m'a bouleversé, m'a blessé au plus profond de mon être. C'est un livre fort, parfois insoutenable. Mais, Tatiana de Rosnay, par son écriture magnifique en à fait un livre magnifique, fort et essentiel. 
Je ne peux que vous demandez de lire cet ouvrage, si ce n'est déjà fait, car il fait partie de ces témoignages essentiel, important. Cette lecture fait partie du devoir de mémoire. Souvenons-nous pour ne pas commettre les mêmes erreurs, les mêmes atrocités.


mardi 2 janvier 2018

(Lecture) Je me suis tue - Mathieu Ménégaux



Du fond de sa cellule de la maison d'arrêt des femmes à Fresnes, Claire nous livre l’enchaînement des faits qui l’ont conduite en prison : l’histoire d’une femme victime d’un crime odieux. Elle a choisi de porter seule ce fardeau. Les conséquences de cette décision vont se révéler dramatiques. Enfermée dans sa solitude, Claire va commettre l’irréparable. Le mutisme sera sa seule ligne de défense, et personne, ni son mari, ni ses proches, ni la justice ne saisira ses motivations.

Voilà un livre que j'hésitais à lire à cause du terme qu'il aborde (l'infanticide). 
Devenue maman depuis un an, j'avais peur de mal "vivre" cette lecture. Mais, au vu des critiques élogieuses et du talent supposé de l'auteur, Mathieu Ménégaux, j'ai succombé. 

Quand j'ai ouvert le livre, il était 2h du matin. Je n'arrivais pas à dormir, sous l'emprise d'angoisses et de peurs. Je venais de terminer ma lecture et j'ai donc posé mes yeux sur celui-ci. Je l'ai ouvert et dès cet instant, impossible de le refermer, avant d'avoir tourné la dernière page et lu la dernière ligne. Et même après (je l'ai lu en un tout petit plus d'une heure), je suis resté éveillée à réfléchir à ce que je venais de lire. 

Claire est une femme dont la vie est plutôt satisfaisante : un mari aimant, un travail qu'elle aime et auquel elle se donne entièrement, une famille et une belle famille présente... Seul ombre au tableau, elle n'a pu avoir d'enfant avec Antoine, son mari, malgré leur effort et essais. 
Un soir, elle voit sa vie basculer. Elle sera la victime d'un acte terrifiant qu'elle préférera passer sous silence, même si cela engendrera sa perte et celle de sa famille. 

J'ai été horrifié par cette histoire, et même si je ne cautionne aucunement l'acte commis par Claire, j'ai essayé de comprendre. Je me suis questionné : "qu'aurais-je fait à sa place ?". Et même si j'ai essayé de me dédouaner en me disant que jamais je n'aurais fait ça, il n'empêche que je ne peux véritablement répondre à cette question, car je n'ai pas vécu ce qu'elle a vécu et ce qui l'a amené à commettre cet acte odieux ! 

Avec brio, l'auteur se glisse dans la peau d'une femme et nous livre ses réflexions, ses envies, ses rêves, ses illusions. Si je n'avais pu su avant ma lecture que l'auteur était un homme, j'aurai juré que c'était une femme qui avait écrit ce livre. 

Mathieu Ménégaux nous donne à réfléchir sur des sujets forts (viol, fertilité, silence, maternité, meurtre, pardon etc). 
En peu de pages, l'auteur nous déboussole, nous torture. Mais sa plume, sans patos, est si fluide, belle mais brève que tout coule de source. Et même si ce roman se lit plus que rapidement, il n'en laisse pour autant pas moins qu'une trace indélébile en nous. 

Un livre à lire et à comprendre. 


(Lecture) Les Soeurs Carmines T1, Le complot des corbeaux - Ariel Holzl

Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses...