dimanche 26 novembre 2017

(Lecture) Princess Bride - William Goldman



Il était une fois... la plus belle des aventures, auréolée par le grand amour, le seul, le vrai. Si bien qu'elle est devenue la favorite de millions de lecteurs. Princess Bride est un livre culte qui devint ensuite un film culte. Un récit de duels à l'épée, de bagarre, de torture, de poison, d'amour, de haine, de vengeance, de géants, de chasseurs, de méchants, de gentils, de serpents, d'araignées, de monstres, de poursuites, d'évasions, de mensonges, de vérités, de passion et de miracles. Ce conte intemporel écrit par S. Morgenstern - redécouvert et merveilleusement abrégé par William Goldman - est peuplé de personnages aussi inoubliables que : Westley, le beau valet de ferme qui risque la mort, et pire encore pour la femme qu'il aime ; Inigo Montoya. le bretteur espagnol qui ne vit que pour venger la mort de son père Fezzik, le plus doux et le plus fort des géants... et, bien sur, Bouton d'or : la princesse, la fiancée, la femme parfaite, la plus belle de toute l'histoire du monde.

Princess Bride… Rien que le titre laissait présager que j’allais passer un excellent moment. Et, croyez-moi, ce fut le cas. Je ne pouvais que succomber à ce roman, vu ce qu’il promettait : de l’amour, des combats à l’épée, des méchants très méchants, des gentils, de la haine, des monstres, des araignées, des bêtes terrifiantes, de la vengeance, des miracles… en un mot, tout ce qui fait d’un roman un bijou. 

Princess Bride est un roman écrit par Simon Morgenstern, il y a fort fort longtemps. L’auteur en avait fait un ouvrage passionnant mais alourdit par des passages inutiles et ennuyeux pour le lecteur. William Goldman a découvert ce texte jeune, quand bouclé au lit par une pneumonie, son père lui lu ce roman en omettant les dits passages ennuyeux. Devenu adulte et écrivain, William Goldman nous propose donc le texte de Morgenstern amputé de ces passages. Mais attention, outre les moments où il intervient, il n’a, en aucun cas, réécrit l’œuvre de Simon Morgenstern. L’auteur nous présente ainsi, en introduction, ce projet et tout le long du récit original, il intervient, dans une police de texte différente du texte de Morgenstern, pour nous expliquer ce qui se passait dans le passage supprimé (en quelques lignes) et, pourquoi il a souhaité le supprimé. 

Mais venons-en au récit. 
Bouton d’or vit dans une ferme avec ses parents. Elle est la plus belle jeune femme du monde et, le prince Humperdinck, qui doit trouver une épouse car son père se meurt, décide de l’épouser. Mais avant le mariage, Bouton d’or est enlevé par un trio original : Inigo Montoya, un escrimeur de talent, un maître qui n’aspire qu’à se venger de la mort de son père, Fezzik un géant à la force incroyable mais plutôt doux comme un agneau et Vizzini, le patron, terrible et terrifiant. Comment va continuer l’histoire ? Et bien disons, qu’il y aura plein de rebondissements et comme, je ne souhaite pas gâcher votre plaisir, je n’en dirais pas plus. Mais je peux vous assurez que vous ne vous ennuierez pas lors de cette lecture. 

Le texte est vraiment bien écrit et j’ai adoré les moments où Morgenstern intervient dans le texte, en écrivant, entre parenthèse, des choses sympa et amusantes. Ces choses n’apportent rien au récit lui-même, mais disons qu’il permet au lecteur de sourire, ce qui fut mon cas. L’écriture de Morgenstern est vraiment belle, du moins c’est ce que je pense. Cela m’a vraiment rappelé mes lectures passées. En fait, quand on lit ce roman on a vraiment l’impression de lire un conte, comme autrefois. Pour ce qui est des interventions de William Goldman, que ce soit l’introduction ou en cours de récit, je les ai vraiment trouvée intéressante et passionnante. Je me suis autant régalée avec ses passages qu’avec le texte de Morgenstern. 
Le récit est vraiment passionnant et, du fait que certains extraits aient été supprimés, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. Pour tout dire, j’ai été bien triste à la fin de devoir abandonner les personnages qui m’ont fait vibrer tout le long du roman. Parlons des personnages, si par moment Bouton d’or m’a quelque peu exaspérée, je me suis énormément attachée à elle. Je suis tombée sous le charme de Westley, qui est vraiment un héro comme je les aime et comme j’en rêve (oui, oui, c’est un peu mon homme idéal !). Inigo et Fezzik m’ont beaucoup plu également, j’ai aimé leur courage, leurs valeurs, leur personnalité. Par contre, j’ai détesté toute de suite le prince Humperdick et le comte Rugen, qui me sont vite sortie par les trous de nez, comme on dit. C’est vrai que c’est des méchants, vraiment méchant ; ils sont malsains, terrifiant et très mauvais… Bon d’accord, c’est vrai que les personnages sont une caricature des protagonistes que l’on trouve dans les histoires d’amour, de contes et de légende. Mais honnêtement, je m’en fiche, car j’ai adoré ! Ce conte n’est pas comme les contes que l’on a l’habitude de lire. Ici, l’horreur se glisse dans le texte et la torture, la violence y est présente, ce qui peut marquer et effrayer un public jeune (cf. Les scènes de torture dans le Zoo de la Mort, les cauchemars de la belle Bouton d’Or…). Pour autant, ce texte n’en ai que plus fort. 
Ce roman est rythmé ; l’humour y est présent aussi et bien souvent, j’ai souris. L’aventure est réellement présente tout le long et les éléments de fantasy sont là aussi. 

Cela fait bien longtemps qu’un texte ne m’avait pas autant touché. Pour tout dire, je n’ai pas eu un tel coup de cœur depuis ma lecture de Tristan & Iseult (l’édition présenté par René Louis, j’y tiens) que j’ai découvert à neuf ans et, que je relis chaque année depuis. Alors oui, j’ai aimé à la folie ce roman de Morgenstern, j’ai aimé ce qu’en a fait William Goldman et je n’oublierai pas de sitôt le magnifique Westley, ni les personnages hauts en couleur qui habitent ces pages. 
Je ne peux que vous poussez à lire ce roman d’aventure, de cape et d’épée et de fantasy, qui saura vous emmener loin, très loin dans votre imaginaire.

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