samedi 4 novembre 2017

(Lecture) Retour à Tinténiac - Eric Le Nabour




En Bretagne, à l'aube du XXe siècle, la soif de vengeance d'un enfant bafoué. En 1905, un inconnu, Adam Guillemot, accompagné d'une petite fille muette s'établit dans le manoir de Tinténiac, non loin d'Auray dans le Morbihan. Il ne reçoit personne à l’exception de l'institutrice du village à laquelle il confie l'éducation de l'enfant. En investissant dans la pêche et les conserveries de sardines avec le souci d'améliorer le quotidien des Penn-sardin, les ouvrières sardinières, Guillemot s'attaque aux intérêts du baron de Saint-Victor, un riche et puissant notable, qui use de tous les moyens pour l'abattre. Mais les manœuvres du sinistre baron échouent et sa haine redouble au point de réveiller les fantômes du passé. Qui est cet étranger, d'où provient son immense fortune ? Saint-Victor se persuade qu'une des clefs du mystère pourrait être entre les mains de la fille de Guillemot, Natacha. Celle-ci devient un enjeu crucial dans le combat sans merci que se livrent les deux hommes...

J'ai fait l'acquisition de ce livre un peu par hasard. Membre du club de France Loisirs depuis quelques années, j'avais un nombre de points me donnant droit à un livre gratuit sur le catalogue du club. Un peu par hasard, au gré de mes déambulations dans la boutique, je suis tombée sur ce livre et, la couverture m'a alors tapé dans l’œil (je la trouve magnifique). En lisant la quatrième de couverture, je me suis dit que ce roman pourrait bien me plaire et qu'ainsi il me permettrait de découvrir un nouvel auteur. Et bien m'en a pris, car au final ce roman est un coup de cœur ! 

Oui, un coup de cœur, pour plusieurs raisons. 
Tout d'abord, l'auteur lui-même. Je ne connaissais Eric le Nabour que par ce que j'avais entendu de lui : un auteur français de romans dit régionaux. Ma connaissance de lui s'arrêtait là. Mais dès l'ouverture du livre et la lecture des premières pages, j'ai compris pourquoi Eric le Nabour était reconnu dans son genre. Sa plume est d'une grande délicatesse, sans fioriture mais d'une grande richesse. Quand je l'ai lu, je n'ai pu m'empêcher de faire le parallèle avec la plume de Guy de Maupassant (un des mes auteurs d'amour). Je me suis laissée guider par l'auteur ; il m'a prise par la main, pour me conter cette histoire émouvante et magnifique et, c'est en sa compagnie que j'ai vécu des heures de lectures intenses, ne voulant plus refermer le roman de peur de perdre les personnages, pour toujours. Car, je peux vous assurez, que les personnages d'Adam et Natacha sont tous simplement attachant et inoubliable. 

Les personnages, tiens, soit on les aime, soit on les déteste. J'ai vraiment aimé Adam et sa fille Natacha ; j'ai vraiment haïe Saint-Victor dont le nom de Saint-Victor est totalement le contraire de ce qu'est le personnage ; il est loin d'être un sain. Il est cruel, terrible et terrifiant. Je n'avais qu'un envie c'est l'empêcher de faire du mal, le contraindre à abandonner et à laisser les autres (enfin) tranquille. 

L'histoire que nous raconte Eric le Nabour est intense, émouvante et il est très difficile, pour moi, de ne pas être touchée par toutes les qualités que recèle ce texte d'une grande maturité, d'une grande finesse, d'excellence. On arrive à s'immerger totalement dans le texte, l'époque, la région... Impossible de ne pas vivre aux côtés des personnages principaux. Impossible de ne pas être touchée par ce qui leur arrive, impossible de ne pas être ému. 

Je ne peux que vous encourager à découvrir ce roman, ne possédant, à mes yeux, aucun défaut ; à lire cet auteur qui, j'en suis certaine, saura toucher votre cœur, comme il a su le faire avec le mien. A lire et à savourer indéfiniment, donc.

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