vendredi 9 mars 2018

(Lecture) Le crime du Comte Neville - Amélie Nothomb


Cette année, Amélie Nothomb fait sa rentrée avec un conte de fées virant à la tragédie grecque. "Le crime du comte Neville" raconte l'histoire d'une jeune châtelaine mal dans sa peau, qui cherche à se faire assassiner par son père, pour aider ce dernier à réaliser sans dommages la prédiction d'une voyante rencontrée à l'issue d'une fugue qui n'en est pas une. 

Ah Amélie Nothomb ! Ma petite chouchoute ! Celle dont je sais qu'à chaque rentrée littéraire, l’œuvre va me faire passer un moment intense et délectable. Je me suis donc, comme toujours, littéralement jetée sur son nouvel ouvrage. 

Dans ce roman-ci, nous faisons la connaissance du Comte Henri Neville et de sa famille : Alexandra sa femme, Sérieuse, Oreste et Electre. Remarquez une fois de plus, l'originalité des prénoms des personnages de notre Amélie ! 
Comme chaque année, une garden-party est organisée dans ce vieux château. Cette future garden-party sera la dernière, puisque malheureusement la famille Neville doit abandonner ce château, faute de moyen. 
Sérieuse, une nuit, est récupérée par une voyante alors qu'elle voulait s'isoler seule dans la forêt et y passer la nuit. Henri, allant chercher sa fille chez cette femme, apprends qu'il tuera un de ces invités lors de la garden-party. 
Mais très vite, la jeune Sérieuse, qui a entendu la prédiction de la vieille voyante, demande à son père de la tuer elle, lors de cette fête car depuis ces 12 ans elle ne ressent rien, plus rien et ne veux plus continuer à vivre... Après négociation et supplications, Henri finit par accepter. Mais vous vous en doutez, avec notre sacrée Amélie, les choses ne vont pas se dérouler ainsi ! 

Bon, je vous le dis tout de suite, j'ai adoré ! Même si, comme à chaque fois avec Miss Nothomb, je reproche la minceur de ses livres (j'aime tellement que j'aimerais que ça dure), j'ai encore passé un excellent moment, drôle et noir à souhait. 
Oui, avec ce livre il faut aimer l'humour noir et aimer la loufoquerie ! Mais bon, qui me connait sait que je suis totalement déjantée et que je suis le bon public pour les romans de notre belge adorée. 

Non seulement j'ai apprécié le personnage de Sérieuse, dont je me suis mise à la place facilement. Mais j'ai totalement adorée Henri Neville. Si au début du roman il semble être un père peu soucieux de sa progéniture et complètement à côté de la plaque. Mais au fur et à mesure de l'avancer du récit, Henri s'ouvre et s'inquiète. Il se révèle être un homme et un père à l'écouter. Bon ok, il est aussi totalement barré mais, entre nous, qui ne l'ai pas de nos jours ? 

Comme d'habitude, j'ai aimé la plume d'Amélie et son style si personnel, à la limite de la folie parfois. J'ai ris, mais j'ai aussi été émue. N'est-ce pas ça que provoque en vous un chef d’œuvre ? Et comme toujours aussi, la fin m'a totalement subjugué. Elle est douée notre Amélie Nothomb !


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci de votre visite, à bientôt !